Vendredi 9 décembre 2011 à 0:32

Ô que de lumière! Ô que de monde!
Lorsque ma taille n'atteignait guère le bar de la cuisine, le 8 décembre était un jour de fête. Nous sortions les luminions, de l'eau au fond, une bougie dedans, quelques brulures au passage, et la maison brillait de milles feux. Toutes fières, nous sortions dehors voir le résultat. Mon père accrochait la guirlande qu'il disposait en forme de coeur. Ensuite, nous allions au village d'à côté, où les commercants offraient du chocolats chaud, du vin chaud, et la boucherie quelques grignoteries. La calèche faisait le tour du village et promenait les enfants. On apercevait des échassiers si on arrivait à temps.
Aujourd'hui, pour le 8 décembre, j'ai finit à 20h, pour le village, c'est raté. Je me suis "baladée" en ville, et est pris un bain de foule comme rarement on en prend. J'ai vu de magnifiques choses (notamment Place des Terreaux pour les connaisseurs). Puis, j'ai mangé des pâtes chez une amie que j'ai obligé à mettre des bougies sur sa fenêtre. Puis je suis rentrée. Chez moi, tout éteins, tous couchés, pas la moindre trace de bougies.
Pourquoi grandit-on?
Aujourd'hui j'ai vu de très belles choses, mais il n'y a plus rien de magique. Avant, je voyais toutes les maisons éclairées de milles bougies, et je trouvais ça magnifique, merveilleux. Et puis ça sentait bon la bougie à la maison. Maintenant, la fête des lumière est devenue un évènement touristique de masse, et je ne retrouve rien. Enfin, c'était surement déjà ça à l'époque aussi, mais je suis juste sortie. J'aime pas la ville.

Précisions: La fête des Lumières à Lyon est à l'origine une fête religieuse pour remercier la vierge Marie d'avoir libéré Lyon de la peste. Mais c'est comme Noël, il n'y a en fait rien de religieux là dedans.
Elegemment rédigé par rirounette